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15 Décembre

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« Dimanche transpi » : la plus belle ola était au Trail du Grand Luberon

Catégorie : Comptes-rendus

« Dimanche transpi » : la plus belle ola était au Trail du Grand Luberon

Récit de course : Sophie Boissont – Photos : Caval Pertuis

Dimanche 22 mai, pour vivre l’événement sportif, il fallait être à Cabrières d’Aigues. En prélude à la saison chaude qui s’annonce, la météo avait arboré un petit air de canicule. Heureusement, le parcours du TGL nous a livré de la fraîcheur et le Caval de la bonne humeur.

Ah, comme on l’aime notre soleil de Provence ! Il irradie notre région et on s’en vante à la moindre occasion. L’embêtant c’est que, quand tu attaques un raidillon dès le départ d’un trail, très vite, tu délaisses tes amours pour entretenir quelques griefs vis-à-vis de ton étoile chérie, dont la chaleur prisée se transforme soudain en épouvantable calvaire. Et si comme moi, tu fais partie de cette population mémère qui roule au diesel, ça s’annonce chaud cacao pour démarrer ta course. Allo le coeur ? Ici les jambes ! Alerte ! Besoin d’oxygène immédiat ! Malaise imminent ! Va falloir appeler les pompiers… Euh, laisse tomber t’as pas la tenue qui va bien.

Bref, après quelques kilomètres de suffocation, de fontaines de sueur et de crises de bradycardie, tu trouves enfin une stabilité cardiaque et un petit rythme acceptable dans les ravins ludiques, où finalement tes pieds sont maintenus au sec si tu slalomes entre les flaques. C’est donc par ici que tu traverses le fameux « passage étonnant » évoqué par Claude : un paysage dénudé appelé « les Dunes », marnes argileuses sans véritable sentier. Tu traces au milieu en empruntant un cheminement aléatoire à chaque pas. Plus loin, quelques portions de plat te permettent de récupérer. Mais attends, le plat c’est fait pour courir ! Alors tu oublies la récup et tu fonces… Et hop tu repars dans les tours dès la montée suivante, celle qui te mène aux crêtes, là où se profilent les montagnes russes, là où tu t’es promis de courir tout du long, quel que soit le dénivelé, promesse que tu ne tiens pas bien entendu. Heureusement tu trouves une bonne excuse dans le panorama exceptionnel qui mérite bien qu’on s’y attarde un peu et dans la rencontre d’un supporter croisé en chemin (merci Serge Cordier). De toute façon, tu ne remonteras plus grand monde, à cette heure-ci, la messe est dite.

Puis soudain l’antenne au loin te fait signe et tu sais que la fin de tes soucis est proche, avec l’arrivée imminente de cette descente bénie que tu connais par cœur. Malgré de petites embûches, tu sais où poser tes pieds. À l’heure où les trails rivalisent de technicité, de complexité, de surenchère aux difficultés et au dénivelé, ah, comme il est bon de retrouver un parcours soyeux sur lesquels tes jambes dégoulinent comme un coulis de fraise sur une génoise moelleuse. Même la célèbre montée « La Lopez » te parait insignifiante tellement c’est que du bonheur. Surtout quand ton amie Sylvie Delattre t’escorte jusqu’à l’arrivée où tu atterris dans les bras (ou presque) du maître de cérémonie, un certain Lopez, Claude de son prénom.

Alors merci pour le trajet, merci pour la douche au jet froid non massant, merci pour le pastis frais et le couscous épicé, merci pour la place à l’ombre convoitée de tous dans la convivialité, merci les arbres dénudés pour cette intimité partagée, merci les amis, la musique, les Dunes de l’espoir et un grand bravo pour l’arrivée triomphale, sous une haie de olas et d’applaudissements, de la dernière concurrente, Sophie Foughali, tout récemment greffée du rein. Une belle démonstration de courage et beaucoup d’émotions… Et oui c’est ça le TGL et rien que pour ça vivement l’an prochain.

 

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